Musée NICOLAS POUSSIN

Ville des Andelys

Coriolan supplié par sa famille, une œuvre de Nicolas Poussin

Coriolan, accompagné de deux soldats, fait face aux femmes de sa famille, l'épée à la main
 

 

"Coriolan supplié par sa famille"

Peint par Nicolas Poussin (1594 - 1665), né aux Andelys


Huile sur toile

112 x 198,5 cm

Vers 1652

 

 

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Le thème du tableau est inspiré de l'histoire romaine et se déroule à l'époque de la République (Ve siècle avant J.C. - Ier siècle avant J.C.). Le général Gnaeus Marius Coriolanus est écarté du Consulat par le peuple. Désireux de se venger, il s'allie aux ennemis de Rome, le peuple volsque, et décide de porter les armes contre sa patrie. Les dirigeants romains envoyèrent alors la mère de Coriolan, Véturie, et son épouse Volumnie pour supplier le héros d'épargner la ville. C'est le moment de l'histoire qui a été choisi par Nicolas Poussin. Coriolan est déchiré par ses sentiments contradictoires, hésitant entre vengeance et renoncement. Finalement, il déposera les armes, et sera exécuté pour trahison par les Volsques.

La supplique des femmes est pleine d'intensité dramatique. Ce groupe féminin est encadré d'un côté par la figure de Rome et de l'autre par trois guerriers dont Coriolan sortant son épée de son fourreau. A gauche, une représentation allégorique de la Fortune (au sens du destin) est allongée à même le sol, s'appuyant sur une roue, son attribut traditionnel dans l’iconographie des Beaux-Arts.

 Nicolas Poussin est né en 1594 à Villers, hameau des Andelys, et il meurt en 1665 à Rome. Une grande partie de sa carrière s’est déroulée en Italie, bien qu’il fût premier peintre du roi Louis XIII de 1640 à 1642. Ce grand peintre du XVIIe siècle a été le promoteur du classicisme, un mouvement artistique qui prône l'idéal à travers les vertus de l'Antiquité. Les peintures classiques se distinguent par un fort souci d’harmonie, de stabilité et de rigueur dans la composition de la scène. Le « Coriolan » est caractéristique de ce courant. Il s’inspire d’une histoire romaine dont la teneur morale est très forte. Les figures des personnages, solidement campées sur le sol, occupent tout l'espace, de droite à gauche et de haut en bas. La composition du tableau est très étudiée. La figure de Rome est représentée debout, fort majestueusement, sa verticalité répondant à l'oblique du geste fougueux de Coriolan tirant énergiquement l'arme de son fourreau.

Le musée présente également une gravure et des plaques de cuivre représentant des peintures de Nicolas Poussin, ainsi que Près d'un chemin, une femme enterre les cendres, une autre se retourne vers une ville antique, autour la naturedivers œuvres et objets rendant hommage au peintre.

 

Paysage avec les cendres de Phocion, plaque de cuivre (eau forte) d'après un tableau de Nicolas Poussin conservé à la Walker Art Gallery de Liverpool

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  • Poursuivre aux Andelys

    Si vous souhaitez découvrir les œuvres de Quentin Varin, artiste qui initia le jeune Nicolas Poussin à la peinture, rendez vous à la collégiale Notre-Dame des Andelys. Vous pourrez également y admirer « Jésus retrouvé par ses parents au temple », œuvre classique de Jacques Stella, contemporain et ami de Nicolas Poussin.

Pour en savoir plus sur Coriolan

Découvrez la pièce de Shakespeare intitulée « Coriolan » et l'ouverture de Beethoven portant sur ce personnage haut en couleur. En film : "Coriolan" de Jean Cocteau (1950), "La terreur des gladiateurs" par Giorgio Ferroni (1964), et « Coriolanus » par Ralph Fiennes récemment sorti aux Etats-Unis (2012).

 

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